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Enfin, les vacances ! Synonymes de retrouvailles en famille pour plus de 50 % des Français (selon un sondage Sofres), elles sont l’occasion de bonheurs partagés entre parents et enfants. Un moment privilégié, à condition de respecter le rythme de chacun et d’équilibrer harmonieusement farniente et activités de découverte. ![]() Gérer la duréeAvec ses huit semaines de congés scolaires en juillet-août, la France est l’un des pays les plus généreux d’Europe. Les contraintes des entreprises et l’économie du tourisme pèsent sans doute autant sur le calendrier scolaire que les réels besoins de l’enfant. En réalité, deux à trois semaines suffisent, selon leur âge, pour « récupérer » physiquement de la fatigue accumulée durant l’année. L’idéal est donc de commencer par un séjour sans contrainte d’aucune sorte, si possible au grand air, qui permette de faire le plein de repos. Mer, montagne ou campagne, peu importe. Les deux seuls ingrédients nécessaires sont la détente et l’intimité familiale. Une fois ces besoins assouvis, votre enfant est prêt pour la découverte. C’est le moment de prévoir,selon les cas, excursions, séjour en club ou voyage en famille. Ainsi segmentées, les vacances paraîtront à tous bien remplies et plus intenses.
Quel malheur qu'on ne m'ait pas donné de devoirs de vacances !Des arbres à planter en quinconce le long d'allées qui se croisent. Des fontaines remplissant des bassins. Des conjugaisons. Le verbe s'ennuyer, si difficile : où met-on le yi ? Christiane Rochefort ![]() Avec et sans les parentsRares sont les parents qui peuvent prendre l’été deux mois de congés. Résultat, les vacances coïncident souvent avec l’expérience de la première séparation. Que votre enfant soit confié à ses grands-parents, à des proches ou qu’il parte en centre de vacances, pas d’inquiétude : cet apprentissage-là fait aussi partie de son éducation. Dosé soigneusement - de quelques jours pour les plus jeunes à quelques semaines pour les « grands » de huit ans -, il marque les premiers pas sur le long chemin de l’autonomie affective et pratique. En partageant au quotidien un autre mode de vie que celui du foyer familial, l’enfant fera l’expérience, nécessaire à sa maturation, de ses facultés d’adaptation. Une épreuve bénéfique.
J’sais pas quoi faire…Accabler l’enfant de « choses à faire » pendant les vacances, c’est résolument non. Mais décider d’une activité commune, de celles que l’on n’a jamais le temps d’entreprendre durant l’année, trois fois oui. Nul besoin de disposer d’un matériel sophistiqué. Votre attention et votre patience suffisent. Ramasser et peindre des galets, entreprendre une collection de coquillages, composer un tableau de feuilles et de fleurs récoltées durant les promenades, s’attaquer à un très grand puzzle, fabriquer un cerf-volant, faire un herbier ou bien, tout simplement, lire chaque soir à haute voix l’intégrale des contes de Perrault (de Grimm ou d’Andersen) : la liste est inépuisable. Autre occupation estivale très prisée dès l’âge de la maternelle : tenir son journal de vacances. Dessiné, décoré de cartes postales et/ou de photos, raconté par l’enfant à qui l’on tient la plume, il constituera le plus beau des souvenirs de votre été.
![]() Cette année, on ne part pas…C’est l’occasion ou jamais de donner au quotidien un air de vacances. N’hésitez pas à changer de rythme, à improviser en fin de journée des pique-nique au jardin municipal ou des séances piscine. Jouez aux touristes, en explorant systématiquement ensemble toutes les curiosités locales. Et dès quatre ans, vous pouvez l’inscrire ponctuellement au centre de loisirs, bon moyen d’élargir son cercle de camarades. Ce que je préfère dans les vacances,c’est être avec mes parents et mon frère. Et aussi quand on fait des grandes promenades tous ensemble le soir sur la plage ! ![]()
Priorité à la détenteAcquérir la propreté, apprendre l’alphabet et les chiffres, lire avec aisance, maîtriser les tables d’addition ou de multiplication… Pour certains enfants, la liste des objectifs à atteindre en juillet-août a de quoi donner le tournis… et décourager les meilleures volontés. Vouloir transformer l’été en marathon de rattrapage tous azimuts est le plus sûr moyen de faire passer à la famille entière des vacances, au mieux épuisantes, au pire, ratées. Il convient de garder à l’esprit que le principal but de ces longues semaines reste d’abord le bien-être de tous. Lequel passe par l’absence de pressions et d’impératifs excessifs.
Isabelle Calabre
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