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Chaque année, le rituel se répète. Parents stressés, enfants à la fois excités et inquiets, crèches et écoles mobilisés : de simple date sur le calendrier, la rentrée est en fait une sorte d’examen de passage collectif aux multiples enjeux, où rien ni personne ne doit manquer à l’appel. Pourtant, c’est en dédramatisant au maximum cette rupture que l’on a le plus de chances de l’aborder sereinement.

Rentrée scolaire

Des étapes de vie 

La force du symbole a peu à voir avec le calendrier. Si la rentrée pèse à ce point dans la vie des familles, ce n’est pas à cause de la mélancolie des jours d’automne mais bien parce qu’elle inaugure tous les douze mois un nouveau rythme social, dont la mise en œuvre implique toute la famille. Pour autant, toutes les rentrées ne se ressemblent pas. Les plus importantes, et les plus investies, correspondent à des passages forts : entrée à la crèche, à la maternelle, à l’école primaire. La première marque le tout premier arrachement à la mère, épreuve difficile mais nécessaire et à terme bénéfique. La seconde correspond à la véritable maîtrise de la vie collective, la troisième enfin donne accès au monde du savoir. Autant d’étapes sur le chemin de l’autonomie que parents et enfants vivront comme une éducation progressive à la séparation, condition nécessaire à la découverte du monde. 

Guérir la peur de l’inconnu

Avec son lot de nouvelles têtes en tout genre (copains, adultes, personnel éducatif, enseignant), la rentrée s’apparente à un plongeon dans l’inconnu. Un peu comme si vous deviez vous-même, chaque année changer de travail et recommencer « à zéro » votre vie professionnelle… Pourtant en quelques jours, la plupart des enfants s’adaptent sans peine à ce bouleversement. Certains, de nature plus anxieuse, ont toutefois besoin de se préparer à l’événement (a fortiori lorsqu’il s’agit d’un changement de cycle éducatif). Dans ce cas, prenez les devants. Avant les traditionnelles journées d’adaptation, si vous le pouvez emmenez bébé, même très petit, en promenade devant la crèche. Une façon pour lui d’intégrer inconsciemment ce nouveau trajet. Même démarche, plus tard, pour l’école maternelle. Lors de la prise de contact avec son ou sa responsable et l’enseignant(e), venez avec votre enfant, qui satisfera ainsi sa curiosité et calmera son angoisse. Enfin, rien n’interdit de demander, lors de l’entrée en CP par exemple, que votre enfant soit dans la même classe que l’un(e) de ses ami(e)s. Cette perspective rassurante lui rendra le jour J moins difficile à vivre.

marelle cour de récréation

Aller de l’avant

La rentrée, ça signifie d’abord de nouveaux apprentissages. Modulés selon l’âge et la classe de l’enfant. Dès l’entrée en moyenne section de maternelle, il est capable d’anticiper ses futurs acquis, vous pouvez donc en parler ensemble. Lui dire que cette année par exemple il va apprendre à dessiner des bonshommes, écrire son nom « en grosses lettres » ou, plus tard, apprendre à lire et compter. C'est une bonne manière de susciter son envie. Surtout si ces progrès lui sont présentés comme autant d’aventures et de plaisirs supplémentaires. Tout dépend, en fait, de votre attitude. Restez détendu, ne surinvestissez pas ces nouvelles connaissances. Présentez-les comme autant de marches naturelles à franchir dans sa découverte du monde. Ne dramatisez pas les incidents inévitables – ceux liés par exemple à l’acquisition de la propreté (en maternelle voire plus tard), aux affaires égarées, aux premiers conflits avec d’autres enfants, au premier reproche d’un adulte… - Ils sont normaux, courants et tout rentre dans l’ordre en général au bout de quelques semaines. Alors soyez « zen ». 

Prendre tout de suite le rythme 

Si elle s’apprivoise dans les têtes, la rentrée se prépare aussi dans le timing de la vie quotidienne. Finies les journées « hors du temps » des grandes vacances. Une semaine avant le grand jour, recalez votre enfant sur les horaires « scolaires ». Coucher tôt, lever « itou ». Et dès la reprise de l’école ou de la crèche - en particulier la première semaine, moment d’intense excitation donc d’intense fatigue - soyez « strict(e) » sur le respect du temps de sommeil. Quitte à dépenser son énergie à 16h30 ou 18h au square ou au jardin voisin, afin de préparer au mieux l’endormissement. Il est bon aussi d’instaurer très vite les rites de l’avant et après. Le bain du soir, la toilette du matin, le temps du goûter et celui des éventuels devoirs doivent être calés tout de suite. Certain de retrouver chez lui le même déroulement rassurant, votre enfant n’en sera que mieux armé pour s’adapter, chaque jour, aux surprises et aux découvertes de la rentrée. Les premiers jours essayez de vous libérer et de lever votre enfant quelques minutes plus tôt pour que le chemin de l’école ne devienne pas « une course contre la montre ». Vous serez moins stressé(e) et lui aussi !


Isabelle Calabre, journaliste, spécialiste des questions d’éducation.

 

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Stop fournitures

Inutile de dévaliser les supermarchés dès la fin août. En maternelle, un cartable est superflu. Prévoyez juste un mini sac à dos qui accueillera, le doudou, le goûter, ou la paire de chaussons de gym. En primaire, avant l’entrée en CE2, un cartable (léger et si possible à bretelles), avec une trousse bien équipée suffiront, le reste (notamment les manuels dans le public) étant fourni par l’école. Dans tous les cas, avant d’acheter une « kyrielle » de cahiers et de classeurs attendez la liste détaillée de fournitures délivrée par l’enseignant.

Premiers jours en maternelle

Laisser son enfant derrière une porte qui va se refermer… Va-t-il pleurer ? Qui pourra alors le consoler lorsque vous serez parti(e) ? Ces questions, chaque parent se les pose lorsqu’il confie son enfant à l’école pour la première fois. L’enfant quitte son manteau, enfile sa paire de chaussons, il accepte d’entrer dans un univers qui ne lui est pas familier. Il en prend le risque, il veut grandir c’est parfois difficile mais quelle conquête ! La rencontre avec chaque enfant est unique. Aidé dans cette tâche par l’ATSEM (l’aide maternelle), l’enseignant organise un accueil individualisé. Un moment riche pour « s’apprivoiser », se raconter, se parler…, puis on accroche son prénom, les activités commencent… Il/Elle a déjà presque oublié que vous n’êtes plus là !

 

(Photos © Suzanne Tucker / Shutterstock.com et D.R.) 
 
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