Accédez gratuitement à tous les articles et archivez-les dans votre compte.
Vous n'avez renseigné aucun enfant : recevez nos conseils et sélections en indiquant l'âge de votre enfant :

modifier mon compte

mot de passe oublie ?

Imprimer Envoyer à un ami Archiver l'article

Instaurer un rite de « couchage » pour aider un enfant à se détendre le soir, l’habituer dès son plus jeune âge au réflexe de se laver les mains dès qu’il rentre de l’école, à la participation aux tâches familiales, créer un rituel de rangement des jouets, des vêtements… Est-ce vraiment utile ?

Ne risque-t-on pas d’étouffer les besoins de liberté, d’indépendance de son enfant, de l’empêcher de prendre des initiatives ou simplement de se détendre après l’école ou la garderie ? À coup sûr, la réponse est non !
Il faut savoir qu'un enfant a besoin de la sécurité que procurent les rituels, les routines et les activités régulières pour se sentir bien dans sa peau. Des habitudes, qui l’air de rien, vont forger son identité, lui donner des repères dans la vie, à la maison et à l’école et le rendre jour après jour plus autonome.

 

Petits rituels et bonnes habitudes

Les bienfaits des « règles de vie »

Chaque famille a ses propres règles de vie indispensables au bien-être familial.
• Chez les parents de Matthis, Théo et Lucia, on prend dès le plus jeune âge de bonnes habitudes. Chacun des enfants sait s’il doit chaque jour acheter le pain en revenant de l’école, nourrir le chat ou mettre la table. Ces « tours de service » à la maison rendent l’ambiance familiale plus harmonieuse et augmentent la confiance en soi de chacun des enfants.
• Dans la famille de Florian, 6 ans, on dîne tous les soirs à 19 h 30. Ensuite le petit garçon lit, joue tranquillement, ou fait des puzzles avant de se coucher. Ses parents ont remarqué qu’il suffisait que le repas soit retardé d’une demi-heure et le temps de jeu et de lecture écourté pour que leur fils soit ensuite impossible à coucher.
• Stéphanie, maman et enseignante de petite section de maternelle, sait par expérience que le train-train quotidien à la maison, les horaires stables, surtout pour ce qui est du sommeil préviennent les petits problèmes de comportement à l’école. Les élèves difficiles sont souvent ceux dont la vie de famille manque de rythmes réguliers. Les routines familiales ont pour fonction essentielle d’habituer l’enfant à être stable et coopératif : de fameux atouts pour vivre ensemble !

 

Des rituels pour trouver sa place dans la famille

Les rituels sont des pratiques essentielles pour le bon développement de l’enfant. Ils se répètent chaque jour, ou reviennent à intervalles réguliers une ou plusieurs fois dans l’année, mais dans tous les cas ils sont quasi immuables. Le rituel quotidien le plus courant est celui qui prépare l’enfant à la séparation au moment du coucher, quand les parents lisent une histoire, font un gros câlin, échangent avec leur enfant des mots doux. Les rituels plus exceptionnels peuvent être les préparatifs et célébrations des anniversaires, les fêtes de Noël, du nouvel an, de Carnaval, permettant à l’enfant de bien suivre le déroulement de son année enfantine. Les fêtes de famille avec leurs traditions d’embrassades, de cadeaux, de repas, d’échanges, sont aussi très importantes pour le développement émotionnel de l’enfant. Elles lui permettent de tisser et de garder des liens avec des membres de sa famille qu’il ne voit que dans ces occasions, d’acquérir la notion de continuité des générations, de prendre conscience de sa place dans le groupe familial.

 

 

Petits rituels et bonnes habitudes

Le BA-ba des rituels et routines familiales

Établissez des horaires clairs et précis pour les horaires des repas et du coucher et évitez de les décaler d’un jour à l’autre. Ce sont eux qui rythment le mieux la journée de l’enfant.
• Ne baissez pas les bras trop vite lorsque vous mettez une nouvelle habitude en place. Il faut souvent quelques semaines pour qu’elle devienne chez l’enfant un automatisme. Utiliser un tableau de motivation aide l’enfant à bien la respecter.
• Pour donner davantage de signification à la routine ou au rituel, n’hésitez pas avec les plus petits, à les commenter en expliquant ce que c’est : la routine musicale où on écoute un CD en attendant de passer à table, le moment des jeux calmes avant le coucher, le rituel des « trois bisous » sur chaque joue avant de le laisser à la crèche ou à l’école…
• Certains rituels comme le yoga, la relaxation quotidienne sont apaisants. D’autres, comme celui du jeu de « société » partagé (à pratiquer une à deux fois par semaine) permettent de combler les besoins de manques d’attention de votre part. Durant ce rituel d’une durée de 15 ou 20 minutes, l’enfant est le maître des jeux et le parent est son unique partenaire.
Les rituels, c’est sacré ! Durant les minutes où vous vous consacrez uniquement à votre enfant pour jouer ou lire, ne répondez pas au téléphone. Ne vous occupez pas de lui en regardant la télévision d’un oeil, ne bâclez pas son bisou d’au revoir devant l’école, en parlant avec d’autres parents.
• Les enfants aiment les règles du jeu et le rituel du coucher en est un pour eux. Inutile de céder à l’histoire en plus. Prévenez-les par contre lorsque la fin du rituel approche, en rappelant le temps qu’il reste pour qu’ils ne soient pas pris de court.
• L’important pour avoir une famille soudée est d’avoir des rituels, n’importe lesquels : si vous ne tenez pas aux fêtes religieuses, vous pouvez célébrer les saisons, fêter le nouvel an, le premier avril, ou inventer vos propres rites et coutumes : ils feront tout autant le bonheur de votre enfant.
Ne négligez pas certains rituels qui vous semblent vieillots : celui de la petite souris, qui glisse une pièce en échange de la dent perdue, n’a pas été inventé pour rien. Avec une dent en moins, l’enfant peut se sentir « diminué ». Le passage de la petite souris mystérieuse qui pense à lui, le rassure, le valorise. Perdre une dent devient alors un événement agréable !
• Quelques rites familiaux se pratiquent avec régularité chez certains : la famille se réunit systématiquement pour le dîner, le repas du dimanche midi, vont ensemble rendre visite aux parents, aux amis, partagent les mêmes loisirs… Ces habitudes sont considérées comme des rites d’union où chaque membre de la famille se sent indispensable.


Madeleine Deny, auteur des "Petits guides parents" aux éditions Nathan.

(illustrations : Vincent Bourgeau, photos © Monkey Business Images / Shutterstock.com)

 

Bien manger

loupe Zoom

Bon à savoir

Les définitions du rituel et de la routine sont extrêmement proches. La routine est une habitude d’agir et de penser à l’identique. Le rituel est une manière de faire quelque chose de façon codifiée en respectant certaines règles : ainsi la routine chaque soir de la douche, du lavage des dents, du rangement de la chambre, précèdent le rituel de l’histoire lue par le parent à l’enfant couché dans son lit.

 

Et les rituels à l’école ?

Le signal du rassemblement dans la cour et l’appel en classe aident l’enfant à bien faire la transition entre la maison et l’école. Ces pratiques quotidiennes permettent aussi de créer entre adultes et enfants un sentiment d’appartenance à la communauté scolaire.
Quentin, 6 ans, fait ainsi partie, comme il l’explique si bien, « des CP de Monsieur Corbin qui “sont” de foot dans la cour de récré avec les CM1 de Madame Amiel tous les vendredis ! »
Chez les plus petits, les rituels de la comptine pour se laver les mains ou aller aux toilettes, de la musique en attendant l’arrivée des parents le soir, le petit train pour se déplacer, ont une grande utilité. Il en est de même pour les plus grands avec la rédaction des bulletins météo ou de l’emploi du temps de la journée. Ils amènent par le jeu, à comprendre et respecter les règles de vie de l’école.

 

Organiser sans « emprisonner »

Les routines et rituels stabilisent les enfants. Mais proposer à un enfant un rythme de vie régulier ne signifie pas pour autant être trop rigide en le faisant crouler sous un flot de consignes et en planifiant toute sa journée, seconde par seconde. Routines et rituels perdraient alors tout leur sens et placeraient l’enfant dans un état de dépendance nuisible au bon développement de son autonomie. Les habitudes de vie doivent aussi évoluer, se modifier et s’adapter à l’enfant qui grandit. Il délaissera de lui-même certains rituels qui le sécurisaient dans sa petite enfance.

 
Imprimer Envoyer à un ami Archiver l'article

rejoignez-nous-sur-facebook

livre personnalise tchoupi

activité montessori pour bebe

notre-selection-livres-a-la-maternelle

Articles les plus consultés
fermer
J'ai déjà un compte Grandir avec Nathan
Je souhaite créer mon compte
Je souhaite m'inscrire sans recevoir la newsletter Grandir avec Nathan
Merci d'avoir voté pour l'activité
Multipliez vos chances de gagner au tirage au sort
en partageant votre activité préférée avec vos amis.

Par email