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« Dis, Papa, comment font les enfants et leurs parents qui ont perdu leur maison à Haïti ? » « Maman, pourquoi est-ce que cette petite fille sur cette affiche est toute maigre ? » « Et ce garçon sur la photo, pourquoi il a un fusil ? » À la télévision, dans la rue, à l'école, les enfants sont souvent confrontés à des images ou des informations qui les choquent et les interrogent. C'est, pour eux, une première confrontation avec les inégalités qui touchent les enfants dans le monde et une vive émotion qu'il faut pouvoir accompagner…

Droits de l'enfant

 
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Découvrir les droits de l'enfant

Pour un enfant, découvrir ses droits – et par là-même ceux de tous les enfants du monde – cela commence souvent ainsi : au détour d'une émission de télévision, à l'occasion d'un cours à l'école, apprendre qu'il y a quelque part un autre enfant, et même des millions et des millions d'autres enfants dont la vie est très difficile, voire menacée.
Pourtant, le 20 novembre 1989, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait à l'unanimité la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Celle-ci reconnaît à tous les enfants du monde les mêmes droits. Depuis, cette convention a été ratifiée par 193 états qui se sont ainsi engagés à respecter les droits des enfants vivant sur leur territoire.
Malgré cela, 100 millions d'enfants ne vont pas à l'école, 150 millions d'enfants travaillent, 1 enfant de moins de 5 ans sur 4 souffre d'insuffisance pondérale… et 2 millions d'enfants vivent dans la précarité en France. Enfin, des milliers d'enfants meurent encore dans le monde d'une diarrhée que l'on sait si facilement soigner ici !


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Aider l'enfant à faire face à ses émotions

Devant les messages visuels et sonores qui tentent de traduire ces réalités et qui sont plus souvent « imposés » à l'enfant que « choisis par lui », il est important de l'accompagner et de lui expliquer ce qu'il voit ou entend.
Pour les tout petits, il est fortement conseillé de limiter l'exposition à la violence d'une information médiatique « brute ».
Pour les plus grands, les accompagner dans la lecture et l'écoute des médias, c'est leur donner les clés pour mieux comprendre la situation et le monde dans lequel ils vivent.
Mais attention : les enfants jeunes n'ont pas la distance nécessaire pour juger d'une situation humaine difficile – particulièrement lorsqu'une catastrophe humanitaire survient. S'ils voient, par exemple, des enfants sous des décombres, ils vont pouvoir penser que cela va également leur arriver. Il est donc important de resituer le contexte (géographique notamment) ce qu'une image prise sur le vif ne permet pas toujours de faire. Décrypter les images et les informations avec l'enfant s'il s'est trouvé trop « mal à l'aise » devant l'une d'entre elles est essentiel. Il est ainsi possible de l'aider à faire face à ses émotions, à se sentir en sécurité et même à réagir de façon positive. Il se sentira d'autant plus solidaire qu'il ne sera pas trop angoissé !


Pour aider l'enfant à se sentir concerné mais en sécurité, ces quelques principes peuvent vous guider :
• amorcer la conversation avec votre enfant en l'interrogeant sur ce qu'il ressent ;
• laisser ses préoccupations orienter la discussion ;
• répondre simplement à ce qu'il demande de façon factuelle et concrète ;
• rassurer l'enfant en lui disant que lui-même est en sécurité : lui expliquer comment on vient en aide aux personnes touchées par une catastrophe ou toute situation humanitaire difficile ;
• équilibrer l'information « effrayante » par des exemples positifs : des actes de courage, de générosité ou les mesures prises par des organisations humanitaires comme l'Unicef.


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Éduquer la solidarité

Au-delà d'aider son enfant à faire face à des images choquantes montrant d'autres enfants dans des situations critiques, il s'agit de lui permettre de mieux comprendre le monde qui l'entoure et, à terme, d'exercer une solidarité comprise et réfléchie. Avant d'aller avec lui, autant que possible, à la recherche des « pourquoi », il faut lui permettre de découvrir les « comment ». Comment un enfant naît ailleurs dans un contexte difficile, comment il va à l'école, comment il fait pour survivre, comment il travaille…
Sans dramatiser – ce qui laisserait l'enfant à nouveau dans un sentiment d'inquiétude ou d'impuissance – il faut au contraire pouvoir faire naître chez lui le désir. Le désir de découvrir d'autres vies, d'autres cultures… Le désir d'apprendre à vivre ensemble. En lui donnant notamment des raisons d'espérer. Et elles sont nombreuses.
Quelques exemples :
• le taux de vaccination a fortement augmenté et celle-ci sauve la vie de 2,5 millions d'enfants chaque année ;
• les filles ont aujourd'hui accès à l'éducation presque autant que les garçons ;
• 100 000 « enfants-soldats » ont été démobilisés depuis les années 90 (enfants-soldats : enfants enrôlés dans les forces ou groupes armés).

C'est là tout l'enjeu de l'éducation à la solidarité, qu'elle soit portée par les parents ou par l'école. Celle-ci doit permettre aux enfants de dépasser leurs émotions, en leur offrant la possibilité, s'ils le souhaitent, d'entrer dans une démarche plus constructive et solidaire. Votre enfant peut ainsi décider de le faire en sensibilisant son entourage, ses amis, en mobilisant sa classe ou son école en faveur d'une cause… Les possibilités sont nombreuses et les initiatives seront riches de sens si l'enfant a bien compris les réels besoins des enfants pour lesquels il a décidé d'agir.
Chaque année, le 20 novembre célèbre la Journée internationale des droits de l'enfant. Une occasion de rappeler que tous les enfants du monde ont les mêmes droits, quels que soient leur origine, leur sexe ou leur religion. Pour l'Unicef, c'est aussi l'opportunité de souligner que l'un des droits fondamentaux des enfants est la participation : le droit de faire entendre leur voix, le droit de contribuer, eux aussi, à construire un monde plus juste, digne des enfants.


Pour en savoir plus sur l'Unicef : www.unicef.fr


Des activités en lien ou à télécharger gratuitement :

Les droits de l'enfant
Le droit à l'éducation / le code secret
Le droit à l'éducation / observation
Un jeu : le mime des métiers
La Convention internationale des droits de l'enfant expliquée


D'autres activités :

www.unicef.fr ; rubrique « Éducation »

 

(photos © Unicef)

 

Les enfants ont des droits

• J'ai le droit d'avoir un nom et une nationalité ;
• j'ai le droit d'avoir une alimentation suffisante et équilibrée ;
• j'ai le droit d'être protégé contre les maladies et d'être soigné ;
• j'ai le droit d'aller à l'école ;
• j'ai le droit d'être protégé contre la violence et l'exploitation ;
• j'ai le droit de ne pas faire la guerre, ni de la subir ;
• j'ai le droit d'avoir un refuge, d'être secouru ;
• j'ai le droit d'avoir une famille, d'être entouré et aimé ;
• j'ai le droit de jouer, danser, chanter ;
• j'ai le droit à la liberté de pensée et de religion ;
• j'ai le droit d'être écouté des adultes et de donner mon avis sur les choses qui me concernent.
D'après la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (20 novembre 1989).

L'Unicef

L'Unicef, Fonds des Nations unies pour l'enfance, est à pied d'œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence.
Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'Unicef intervient dans les domaines de la santé et de la nutrition, de l'eau et de l'assainissement, de l'éducation et de la protection des enfants contre la violence et l'exploitation.
L'Unicef est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.
En France, l'Unicef a trois missions :
• sensibiliser le public français à la cause des enfants du monde ;
• contribuer, par la collecte de fonds, à l'accroissement des ressources de l'Unicef ;
• veiller à l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant en France.
L'Unicef s'appuie sur un réseau de 6 500 bénévoles implanté dans la plupart des départements.

 
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