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L’orthophoniste : quand ? pour qui ?6-8 ans![]() ![]() ![]() (3 votes)Les parents sont souvent tiraillés entre la volonté de ne pas mettre trop de pression sur leur enfant dans son apprentissage de la lecture et la peur de passer à côté d’un trouble nécessitant l'intervention de l'orthophoniste. Les signes qui doivent vous alerterDe nombreux parents se focalisent sur la lecture, estimant à tort que si leur enfant ne lit pas couramment à la fin du premier trimestre de CP, c’est qu’il présente des troubles graves. Ce qui compte, ce n’est pas tant de savoir lire rapidement que de progresser, de comprendre les consignes et d’assimiler les leçons étudiées en classe. L’enseignant de votre enfant est là pour vous conseiller : s’il vous dit que votre enfant suit bien et qu’il n’y a pas de différence inquiétante avec les autres élèves de la classe, rassurez votre enfant et donnez-lui du temps (le déblocage se fait souvent au cours du deuxième trimestre). Si votre enfant se plaint de ne rien comprendre ou s’il fait un rejet en bloc des livres et de la lecture, la situation est différente et vous pouvez penser à l’orthophonie. Un bilan orthophonique : pour quoi faire ?Il faut vérifier d’abord, au cours d’une consultation médicale, que les difficultés rencontrées par votre enfant ne sont pas en relation avec un trouble sensoriel (vue, audition). Pour établir un bilan (sur prescription médicale), l’orthophoniste propose différents exercices à votre enfant, sous forme ludique. Ces exercices lui permettent d’apprécier si votre enfant a des difficultés à identifier certains sons (toujours les mêmes), à reconnaître certaines lettres, à mémoriser des mots, etc. L’orthophoniste analyse les difficultés, mais il a aussi pour mission de repérer les acquis de votre enfant afin de les valoriser et de lui permettre de les réinvestir pour progresser. Il élabore ensuite un projet d’accompagnement pour aider votre enfant à retrouver le plaisir d’apprendre. Parfois, il suffit de quelques séances. Parfois, le suivi est plus long. Dans tous les cas, ces consultations s’avèrent positives car votre enfant ne perd pas confiance en lui et ne reste pas seul confronté à ses difficultés. La motivation, ça compte énormément !
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